Il est revenu
1990
Synopsis : Un groupe d'amis d'enfance, les membres du "Club des ratĂ©s", se rĂ©unit aprĂšs plusieurs annĂ©es pour affronter une entitĂ© malĂ©fique qui a terrorisĂ© leur ville, Derry, lorsqu'ils Ă©taient jeunes. Pennywise, un clown terrifiant, se rĂ©veille tous les 27 ans pour se nourrir de la peur des enfants. AprĂšs avoir survĂ©cu Ă leur rencontre passĂ©e avec cette crĂ©ature, ils retournent Ă Derry, oĂč les souvenirs de leur enfance et leurs pires cauchemars resurgissent. Cette fois, ils doivent non seulement affronter Pennywise, mais aussi leurs propres peurs et leurs traumas non rĂ©solus. Unis par leur passĂ© commun, ils luttent pour dĂ©truire cette menace une bonne fois pour toutes. Mais Pennywise est plus puissant que jamais, et chaque membre du groupe doit faire face Ă des Ă©preuves qui remettent en question leur amitiĂ© et leur courage...
On ne va pas se mentir : dĂ©couvrir aujourdâhui "Il est revenu" de Tommy Lee Wallace pour la premiĂšre fois peut prĂȘter Ă sourire. Les effets spĂ©ciaux ont clairement vieilli et certains passages sentent le tĂ©lĂ©film des annĂ©es 90, au point que beaucoup pourraient le ranger un peu vite dans la catĂ©gorie des vieux nanars. Et pourtant, ce serait passer Ă cĂŽtĂ© de lâessentiel. Car ce tĂ©lĂ©film a profondĂ©ment marquĂ© toute une gĂ©nĂ©ration de spectateurs, souvent enfants au moment de sa diffusion. Ă lâĂ©poque, lâambiance oppressante, les apparitions de Grippe-Sou et la peur quâelles inspiraient suffisaient largement Ă provoquer de vĂ©ritables cauchemars. Certes, le rĂ©cit est long, mais il faut rappeler que Ăa de Stephen King est une Ćuvre monumentale, difficilement adaptable sans concessions. Surtout, impossible dâignorer la performance mĂ©morable de Tim Curry. Son Grippe-Sou, Ă la fois grotesque et terrifiant, sâest imposĂ© comme une figure emblĂ©matique de lâhorreur. Plus que les effets spĂ©ciaux, câest son interprĂ©tation et lâatmosphĂšre du film qui permettent Ă "Il est revenu" de conserver aujourdâhui encore une place Ă part dans lâunivers de Stephen King.